Economie et tourisme

 

TOURISME URBAIN

 

IL EST UN  AVENIR POUR BEZIERS  (Notre Bulletin de juin 1993)

 

1993 : Voici ce que nous écrivions en ce temps là.

 

 

  Le plan d'aménagement touristique du littoral du Languedoc Roussillon a vu le jour dans les années 1960. Mené avec rapidité, il a permis dans le "Biterrois", de Vendres à Agde avec son Grau et son Cap, en passant par Valras, Sérignan, Portiragnes et Vias l'implantation d'un tourisme balnéaire et saisonnier sur un mince cordon de quelques dizaines de kilomètres.

  Ce type de tourisme n'a pas profité à Béziers qui est resté à l'écart de ce circuit touristique. Aujourd'hui, les touristes et estivants s'orientent vers d'autres séjours. En particulier vers les séjours à la campagne ou vers des résidences familiales. Ils diminuent le temps de leur séjour, limitent leurs dépenses en recherchant des formules à bon marché. Mais on assiste aussi à une évolution significative des formes de tourisme. On ne cherche plus seulement à bronzer sur les plages. Nouvelle forme de loisir : souci de profiter pleinement des vacances, de leur donner une meilleure densité. Le temps du séjour s'étant réduit, le visiteur ne conçoit plus que difficilement de le dilapider en une passive attente d'un nouveau rayon de soleil. Il va donc chercher à s'occuper à travers une démarche culturelle voire marchande.

 

 

 Dans cette optique, Béziers possède une chance qu'il lui faut saisir très vite. S'appuyant sur un intéressant patrimoine architectural constitué à travers les siècles depuis l'antiquité, un passé historique une tradition culturelle, la ville peut prétendre pouvoir attirer dans ses murs, le fort potentiel de visiteurs qui s'installent à ses portes sans jamais les franchir. D'autant que le patrimoine historique de Béziers ne constitue pas la seule richesse de la ville.

 

 Le Canal et l'Orb, la tradition biterroise de la table, demain une politique culturelle ambitieuse peuvent et doivent contribuer à cette attirance.

Cette orientation touristique présente d'autres intérêts. Notre ambition n'est pas de limiter la vocation touristique de Béziers à la seule périodicité estivale, mais de l'étendre à ce que nous qualifions dans notre région, d'arrière ou de morte saison. Il est dans la vocation de la ville de profiter d'une nouvelle tendance touristique : le tourisme urbain de courte durée.

 Fidèle à notre ambition de promouvoir le développement local, le développement urbain ne devrait pas dans notre esprit se limiter à la seule ville de Béziers. L'arrière pays regorge de richesses. En ce domaine nous devons rechercher les solidarités, chasser les égoïsmes.

Notre région a pour vocation de devenir l'aire de détente de l'Europe. Le "Biterrois" doit le comprendre et saisir sa chance, dès maintenant.

 Mais la réalisation d'un tel programme ne peut se concevoir sans une politique d'ensemble et des investissements. Cela implique une politique d'aménagement du territoire, des transports, de l'urbanisme, de la culture, de la communication et de la promotion. Une vision économique et commerciale. Un effort financier.

 A Béziers, cela implique d'abord et à court terme, la définition d'un parcours historique, culturel et commercial, la restauration des monuments, du bâti de liaison inclus dans le tracé du parcours urbain privilégié. Là encore, nous ne construirons pas à partir du néant. La restauration des arènes romaines, la restauration du bâti rendue possible par le développement du secteur sauvegardé du centre ancien donnent des atouts à la ville. Il faudra saisir l'occasion.
 

C'était ce que nous suggerions alors.
 

 2017 : 25 ans après

"Réussir à Béziers" persiste et signe et entend faire entendre sa voix au sein du conseil d'administration du Comité Directeur touristique communautaire.

 

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