Les Journées du Patrimoine

Les Journées du Patrimoine 2017

 

 

"Sur les traces du Camel"... REUSSIR A BEZIERS et LES AMIS DE ST APRHRODISE ont proposé à leurs amis biterrois un petit périple urbain, teinté de nostalgie, à travers les rues de la vieille cité portant sur ses épaules vingt sept siècles d'histoire.

Rien de surprenant, dés lors, d'avoir recours à notre animal totémique "Lou Camel" pour nous guider, bride au cou, tenue par Papari (Jacques Nougaret).

Départ, place St Cyr (arênes romaines, puits) où l'on peut déguster les friandises de Cadelard. Non pas l'ancêtre, le révolutionnaire qui sera décapité, lui aussi, pour s'être rebellé en 1851, mais son descendant, confectionneur de coques et autres spécialités du terroir.

Remontant le cours du ruisseau "Embrocadou" où s'évacuaient les eaux usées des thermes romains et en aval, les affluents nauséabonds de l'égorgeoir, il nous sera permis de plonger un regard sur les vestiges du théâtre antique... à ne pas ensevelir une seconde fois !

Plus haut, on débouchera sur le Forum que REUSSIR A BEZIERS eut le privilège d'inaugurer, celui-ci rétabli, à l'occasion d'un spectacle donné en 2013 "Du Forum à l'arêne" ayant réuni 500 spectateurs. Un forum parsemé d'escargots-repères que Jacques Nougaret ne manquera pas de nous faire éviter comme le fit jadis "Lou Camel" convoyant Aphrodise.

Un peu plus loin, imperturbable, ayant connu les malheurs de la cité (peste, invasion des anglais, révolte de Pourquier et des bons amis) se dresse la statue de Pépézuc

(empereur ?, capitaine ?), lui aussi décapité.... mais à tête interchangeable. Ne voyons là qu'une allusion au sort des premiers magistrats de la cité !

Empruntant la rue du Chapeau Rouge, (siège de notre association) le groupe débouche place de la  Madeleine.

Ah... ce lieu ! ici on parle d'holocauste.... on évoquera ce terrible 22 juillet 1209... "Tuez les tous ! Pour nous en parler, le Vicomte trencavel (J. Philippe Pélaez) vient à notre rencontre, sur le parvis de l'église où, nous rappela-t-il le sang coula à trois reprises :

- En 1167, lorsque son aïeul fut assassiné par les bourgeois de Béziers

- En 1169, quand, introduits dans la ville par son fils orphelin, les aragonais passeront par l'épée les "mâles de la ville".

- Enfin en 1209, jour de Ste Madeleine, quand retentiront les cris du légat "Tuez les tous Dieu reconnaitra les siens".

Mais il faudra quitter ce lieu, nécropole de chrétiens massacrés par d'autres chrétiens, et gagner le bourg voisin, celui "aux mains" du Seigneur Abbé de St Aphrodise.

Au passage, l'imagination aidant, les grimaces figées, aujourd'hui disparues, pourraient réapparaître dans la rue des têtes. Il n'en sera rien, dommage pour la légende, alors que nous voici arrivés sur l'emplacement du cimetière de la paroisse à quelques pas seulement de l'ancien presbytère de la basilique st Aphrodise.

Ce presbytère abrite une page d'histoire peu connue que l' Abbé Meyneau (christophe Lescoutra) se fait un devoir, mieux encore un plaisir, de nous dévoiler car c'est en ce lieu qu'il reçut mission de l'Archevêque de Palmyre d'aller en Syrie, terre des chrétiens d'Orient avec fonction de vicaire général.

Poursuivant notre pèlerinage", notre groupe atteignit la rue droite (rue Casimir Péret). Proche l'un de l'autre, deux immeubles retiendront l'attention : le Présidial, siège d'une juridiction, présidée par le père de Jacquette de Bachelier (celle qui dissuada le Duc de Montmorency de franchir l'Orb au risque de ne plus revoir Béziers).

La maison natale de Casimir Péret (Jean Claude Ayrivié) qui fomenta en ce lieu l'insurection

biterroise, matée et réduite à néant, place St Nazaire (aujourd'hui place de la Révolution) devant les grilles de la Sous-Préfecture (décembre 1851).

Ce bourg St Aphrodise est fertile il est vrai, en personnages célèbres : l'abbé Martin, l'abbé Meynau, Casimir Péret, Louis Domairon, professeur de Napoléon 1er à l'école de guerre.... et, le père Gailhac.

Justement, s'agissant d'évoquer ce dernier, en révolte contre la misère, le malheur, la perdition des prostituées, des femmes battues, des jeunes filles en attente d'instruction, c'est Appolinaire Cure (Michèle Cazabonne) qui nous accueille sur les marches de la chapelle du Bon Pasteur. C'est elle qui nous parle de la Congrégation du Sacré Coeur de Marie, congrégation fondée par le Père Gailhac. Elle en sera d'ailleurs, la première supérieure.

On devine enfin l'émotion qui gagne notre "Camel" à l'approche de la basilique-nécropole (cimetière paléochrétien) de St Aphrodise, terme de notre promenade.

La maison du potier Mailhac ? le camel y trouvera refuge après la Révolution.

L'ancien cloître des abbés de ce bourg ? 

Le réfectoire des abbés ? réhabilité dans le cadre du Contrat Ville Moyenne.

La crypte dans la basilique où s'ensevelit le premier évêque de Béziers ?

Tout cela nous sera conté. Y compris celui qui, un certain temps fut le maître des lieux : le Père Martin.

Mais où est-il passé celui là ? Père, Curé, fondateur du Pensionnat des Frères, et aussi député, représentant du clergé à la Constituante, lui qui avait acquis, récupéré après la Révolution, un édifice violé par les révolutionnaires. Il fallait bien le sortir de l'oubli, ce personnage hors du commun. On s'y employa, jadis, en confiant à David d'Angers, la tâche de sculpter son buste magnifique.

On l'installera dans un premier temps, à l'entrée de l'église. Puis l'ayant déplacé....remisé dans un coin.. caché derrière des feuillages, le voici promis à l'oubli.

REUSSIR A BEZIERS ne pouvait s'en satisfaire. Se portant sur les lieux, qu'elle ne fut pas alors notre surprise, au vue de cette apparition, Martin (Gérard Vital) se dégageant de cette cachette, nous invitant à un devoir de mémoire en nous transmettant un message à l'intention de la municipalité.

Ce que nous avons fait.

Et voici la réponse que nous avons obtenue :

 

 

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