Urbanisme en coeur de ville

 

 

URBANISME EN COEUR DE VILLE

 

 

Place de la Citadelle

 

S'il est un lieu où ne cesse de s'écrire l'histoire urbaine, c'est bien la place Jean Jaurès, dite "de la Citadelle".

Sur un talus dévalant vers le ruisseau de l'Embrocadou, le Vicomte de Béziers édifiera au XIIIème siècle son deuxième château.

Après le sac de la ville par les croisés, la Couronne de France s'accapare en 1247 ce château qui sera démoli, et fait don du terrain aux Domicicains qui y établiront leur premier couvent.

Plus tard, au XIIIème siècle, sur ce site abandonné par les moines, le Duc de Montmorency, gouverneur du Languedoc, édifiera une imposante forteresse.

Elle sera démolie par Richelieu en 1632, après décapitation du duc de Montmorency à Toulouse, et instigateur de l'Edit de Béziers, plaçant le Languedoc sous tutelle royale.

Le temps passera. Il faudra attendre les débuts de XIXème sècle, pour que soit renivelé le terrain, ouvert désormais à un marché aux bestiaux.

Aménagé par la suite (fontaine monumentale et kiosque à musique) ce site urbain pourra attirer les foules : concerts, expositions, foire etc...)

A plusieurs reprises, des aménagements avaient été envisagés.

Sous Auguste Fabrégat, pour réaliser une grande galerie en sous-sol susceptible d'accueillir boutiques et commerces.

Sous Alain Barreau, pour la transformer en parc de coeur de ville.

Sous Raymond Couderc, pour accueillir des halles modernes.

Aucun de ces projets ne saura ou ne pourra se réaliser.

Aujourd'hui, un nouveau projet nous est proposé par la municipalité.

Un projet qui attire notre curiosité.

Certes nous aurions souhaité, en ce qui nous concerne, un déplacement de la statue de P.P.Riquet dans le prolongement des allées basses jusqu'à l'intérieur du Plateau, surplombant le lac. Une hypothèse qui aurait eu l'aval de David d'Angers, auteur de la statue.

Ou encore, le déplacement vers la place de la Citadelle, supprimant l'obstacle constitué par la statue quant à la continuité des Allées, hautes et basses.

Néanmoins, c'est avec intérêt que nous accueillons le nouveau projet qui, à nos yeux, doit être interprété comme un "clin d'oeil" et un "vécu" pour Riquet, de porter son regard vers les Ecluses de Fonseranes. L'idée de positionner la statue de Riquet les "pieds dans l'eau" *, le regard non seulement tourné vers la montagne noire (le passé), mais aussi, et surtout, en direction du futur grand site de Fonseranes (l'avenir), n'est pas pour nous déplaire, bien au contraire.

Nous souhaitons un accueil favorable de la population à cette réalisation en cours.

 

* Voir notre rubrique "Béziers en Occitanie"  à "PP. Riquet par souscription"

 

Rue du Touat et Ricciotti

 

Les travaux en cours - démolition d'un pâté de maisons situées entre rue du Touat et rue Ricciotti, nous interpellent. Et nous remettent en mémoire, deux siècles en arrière, un projet esquissé par le Corps Royal du Génie, appelé à se projeter sur un aménagement urbain reliant la porte nord de Béziers (porte St Aphrodise) à la place d'Angoulême (place de la Victoire actuelle) avec pour objectif une continuité de liaison, Nord Sud de la ville, par un raccordement avec la "Promenade", elle-même "allongée" jusqu'au terre plein du Plateau, futur "jardin des Poètes".

Cette heureuse perspective sera soutenue et répandue par le Maire de Béziers de l'époque, le Comte de Neffiès, en 1817.

Le raccordement "promenade" - "plateau" sera le premier réalisé.

Le raccordemant "place St Aphrodise - place d'Angoulême" ne verra pas le jour, car il conduisait à un déplacement de pupulation habitant ce quartier.

On avait certes négligé, alors, la présence en sous-sol des anciens fossés de la cité et la proximité d'une partie de l'aqueduc.

Dans le courant de la 1er partie du XXème siècle, des désordres, fissurations, éboulements, se produiront sur plusieurs immeubles, rue Ricciotti.

Des mesures de protection (grandes poutres croisées en soutien des maisons) furent alors prises. Remède provisoire, mais non solution définitive.

Il faudra attendre le XXIème siècle, pour prendre conscience de cette siutation à risque et envisager un tout autre aménagement de ce secteur, par la démolition d'immeubles instables et périlleux.

On ne peut donc que se réjouir du projet en cours de réalisation, à savoir ouverture d'un espace calqué sur le projet du Comte Neffiès, lequel s'inscrit dans cette continuité édilitaire.

S'en réjouir certes, mais s'inquièter aussi si, comme le suggère le plan du projet en cours, on ne s'en tenait qu'à la réalisation d'une seule partie de l'ouverture de cette voie en reportant ou en abandonnant la jonction définitive avec la place de la victoire.

Affaire à suivre.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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