L'abbé Meyneau

L'abbé Meyneau

 

L'abbé Meyneau, le visage vérolé dans sa petite enfance, son corps maltraité dans des accidents successifs dont il ressort plus fort, plus déterminé. Fort et déterminé mais aussi chanceux, puisqu'il échappera à l'écroulement de sa maison qu'il avait quitté la veille.

Mais qui est donc Meyneau, ce personnage extraordinaire ?

Il est né dans une famille d'artisans biterrois et sera vite remarqué par l'abbé Martin, curé de St Aphrodise, qui s'occupera de son éducation religieuse. Meyneau consacrera à la musique et à la peinture, le peu de temps que lui laisse sa scolarité. Il s'interressera également à la mécanique, la distillation, la sellerie. Mais son choix, plus tard, se portera vers la condition écclésiastique. A 19 ans, le voici au séminaire de Montpellier. A 21 ans à peine, ses supérieurs lui confieront des missions particulières. Il ira prècher auprés des galériens. Il obtiendra chez les repentants des centaines de conversions. Il est ordonné prêtre à 23 ans à st Denis, paroisse de Montpellier. Son confessionnal sera alors pris d'assaut par des centaines de pècheresses et de pécheurs. Pourquoi ? Nul ne le saura.

Ses prêches deviendront aussi célèbres que ses confessions. On se bousculera à Nîmes, Villeneuve-les-Maguelonne, Grenoble, Voiron, Vienne, Lyon, Versailles et Paris pour aller à la rencontre du biterrois Meyneau. Il sera célèbre par son verbe, mais également ses écrits seront de véritables références théologiques. Son traité sur "Les Abus de la France" sera prémonitoire des mouvements exceptionnels qui déclencheront la révolution de 1830.

En 1847, il est nommé par le Pape Grégoire XVI, Délégué proto-notaire apostolique de France avec mission de constituer un Tribunal Ecclésiastique.

Le Père Meyneau parle couramment l'arménien, le grec et l'italien dont il connait les cultures et traditions.

D'éminents prélats étrangers le choisiront simultanément comme Vicaire Général de leur diocèse en Afrique et en Asie.

En 1858, l'Archevêque Atta de Palmyre fera un détour par Béziers pour rencontrer l'Abbé Meyneau dont la renommée est grande auprès des églises du Moyen-Orient.

Le 16 Février 1858, dans la sacristie de St Aphrodise, en présence d'une foule immense et de nombreux notables de Béziers, l'Achevêque de Palmyre nommera Meyneau Vicaire Général pour la Syrie.

Meyneau, le rescapé de mille périls, le récupérateur de mille conversions, le référent de dizaines de pontifes et Archevêques décèdera à 63 ans.

Saluons le magnifique palmarès de ce biterrois extraordinaire que fût 

l'ABBE MEYNEAU.

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