Général Antoine Pailhès

Général Antoine Pailhès

 

Pailhès, né le 25 avril 1779 à Béziers dans une famille modeste est donc contraint de travailler comme employé dans une imprimerie.

 

A l'appel de la "levée en masse" de la jeune république, le voici qui rejoint

La Tour d'Auvergne, enrolé dans son régiment d'élite. Il combat en Savoie, en Espagne. Blessé face aux Autrichiens lors de terribles affrontements, il fera parler de lui au Pont d'Arcole. Dans une première tentative de franchir ce pont, le jeune Pailhès sauvera Bonaparte de la noyade, lequel reconnaissant nommera Pailhès, Sous-Officier attaché à sa suite. S'en suivront combats, victoires et blessures en combattant aux côtés de son compatriote le Général Miquel.

 

Ensuite, de nouvelles promotions la veille de la campagne d'Austerlitz : Sous-Lieutenant, puis Lieutenant. Le voici désigné pour faire partie de la Garde Impériale. Les victoires se succèdent en Prusse, en Pologne, en Espagne où Pailhès sera nommé Capitaine. Puis en Allemagne, en Autriche où il sera nommé Chef de Bataillon des Tirailleurs de la Garde. Enfin en Espagne, une nouvelle fois où il acquiert le grade de Colonel. Napoléon lui demande alors de le rejoindre en Russie et lui confie le commandement d'une colonne de dix mille hommes et mille deux cents chevaux pour prendre en charge la sécurité de l'approvisionnment de la Grande Armée, forte de quatre cent mille hommes. Pailhès met en fuite les cosaques qui tentent d'encercler l'armée d'Augereau. A la suite de ce fait d'armes, Bonaparte le décore de la Croix d'Officier de la Légion d'Honneur.

 

Aprés la Bérézina, Pailhès se voit confier le commandement d'un régiment de ligne et d'un régiment de tirailleurs de la Garde Impériale. Un titre de noblesse lui est conféré : Baron d'Empire avant de gagner la Belgique où, malgré sa conduite héroïque, il échoue à Waterloo.

 

Ce qui restera de l'armée française sous le commandement du Maréchal Davout, sera dissoute par Louis XVIII.

 

Pailhès est alors âgé de 35 ans.  Ayant projeté d'enlever le Maréchal Ney, il est jugé en conseil de guerre. Arrêté, emprisonné, exilé de Paris, Pailhès rejoint sa ville natale.

 

Tandis que Napoléon expirait à Sainte-Hélène le 5 mai 1821, Pailhès persiste et se met à la tête d'une insurrection pour renverser les Bourbons. Ce qui lui vaudra la Cour d'Assises et l'enfermement à Colmar. Il sera grâcié par le Roi. Un an plus tard en Juillet 1830, une nouvelle révolution éclate. Pailhès qui s'est mis au service de l'Ordre prend en main la défense de la Bourse de Paris, menacée par l'explosion d'un baril de poudre. Ayant maitrisé l'agresseur, il fait la une du "Courrier des Electeurs". Puis ayant rétabli l'ordre aux Tuileries mises à sac par des brigands, il assure la récupération de milliers d'objets d'art. 

 

Ultime promotion, le gouvernement provisoire le nomme au commandement de l'Ecole Militaire avec le grade de Maréchal de Camp en même temps qu'il le désigne à la tête d'une brigade d'infanterie pour surveiller la Moselle.

 

Dernière mission : la réorganisation des structures des armées et des Commandements militaires pour les départements de l'Aveyron puis de l'Aube où il mourra  à 65 ans en 1844.

 

Le prochain article sera consacré à l'Abbé Meyneau. personnage extraordinaire.

Réagir


  • CAPTCHA

Espace Membre